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Jacques Offenbach

 

 Jacques Offenbach (1819-1880), le rire au Second Empire

par Christiane Vallespir et Jean Luiggi, séance du 17 décembre 2017 

 

diaporama Offenbach 

          L’Académie a tenu sa séance solennelle 2017 au Théâtre Olympe-de-Gouges le dimanche 17 décembre. En préambule à cette manifestation, les académiciens ont été reçus dans les salons de l’hôtel de ville. Représentant Mme le maire, M. Thierry Deville, adjoint, a prononcé les mots de bienvenue, saluant particulièrement les quatre nouveaux membres titulaires élus en 2017. Au nom de l’Académie, son président, Philippe Bécade, a rappelé les excellents rapports entre la Ville et l’Académie et offert notre dernière publication qui est un hommage aux Poilus de Tarn-et-Garonne.

          La séance, ouverte à quinze heures, devant un auditoire très nombreux, a été l’occasion, pour Christiane Vallespir et Jean Luiggi de nous offrir un excellent moment de culture dans la joie, avec une mise en scène - dans tous les sens du terme - des meilleurs morceaux de l’oeuvre de Jacques Offenbach. En introduction, Philippe Bécade, président sortant, a présenté le bilan d’activité 2017 de l’Académie en rappelant en particulier la venue de Philippe Labro et le colloque interacadémiquesur l’Axe Garonne. Pierre Besnard, préfet de Tarn-et-Garonne puis Thierry Deville sont ensuite intervenus brièvement, ce dernier nous faisant part de ses réflexions, en guise d’entrée en matière, sur le thème du rire, en s’appuyant sur les théories du philosophe Bergson.

 

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         (suite page 2)

          Jean Luiggi a raconté la vie de Jacques Offenbach, jeune violoncelliste d’origine juive, né à Cologne qui, à Paris, est devenu un prodigieux auteur d’opéras-bouffes et un hyper-actif directeur de théâtre. Il nous a émus par le récit des dernières années de sa vie où il a été victime d’une campagne de calomnie en raison de ses origines germaniques -bien que naturalisé français- avec pour consolation ultime l’achèvement des Contes d’Hoffmann, l’oeuvre la plus chère à son coeur.

          Il revenait ensuite à Christiane Vallespir, en musicologue experte, d'expliquer les mécanismes du comique dans l’oeuvre musicale d’Offenbach. Elle a montré comment naissait le rire par les effets de la parodie (notamment des héros de la mythologie), de la satire des élites du Second Empire, et d’une fantaisie verbale débridée.Elle a insisté sur la dimension musicale de cette satire et souligné les nombreux procédés mis en œuvre par le compositeur .

          C’est grâce aux élèves du Conservatoire de Montauban, Tania Ménard, Clément Mathieu, Gaëtan Baratto et Julie Foisil, accompagnés au piano par Anne-Lise Labusquière, que le public, avec un plaisir largement manifesté, a pu entendre, en guise d’illustration sonore, quelques airs connus de La vie parisienne, d’Orphée aux enfers, de La Grande Duchesse de Gérolstein et des Contes d’Hoffmann.

          Avant la clôture de cette excellente séance, Philippe Bécade, a remercié le bureau de l’Académie et tous les confrères qui l’ont soutenu et ont contribué au succès des deux années de son mandat de président. Il a présenté les membres du bureau nouvellement élus en novembre et particulièrement son successeur, Jean-Luc Nespoulous. Celui-ci, après s’être brièvement présenté, a indiqué dans quel esprit il comptait assurer la nouvelle charge qui vient de lui être confiée.