LES SEANCES DE 2018

 

Les séances sont publiques et ont lieu généralement le premier lundi de chaque mois sauf au durant l'été. Elles se tiennent à la Maison de la culture de Montauban. La séance solennelle se déroule au théâtre Olympe de Gouges de Montauban, le 2ème dimanche de décembre.

Vous trouverez dans cette page les comptes-rendus de ces séances, par ordre chronologique inversé.

 

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Félix Castan hérétique

 par Roland Garrigues, membre titulaire  (séance du 6 mars 2017)

           

La dernière séance de l’Académie a vu Roland Garrigues, membre titulaire, entretenir son auditoire sur un homme qu’il a bien connu. « Félix Castan hérétique » : tel était le titre de sa conférence, titre parfaitement en adéquation avec la personnalité de Félix Castan, le conférencier rappelant l’apophtegme d’Albert Camus :  « Tout révolutionnaire finit en oppresseur ou en hérétique ».

            À Montauban, Félix Castan a déployé toute son énergie pour la culture, mais n’a pas toujours été compris. Ce qui résume le plus sa vie, c’est sa lutte contre le centralisme parisien, ainsi que son combat pour la culture occitane. Il était né le 1er juillet 1920 à Labastide-Murat, de parents d’origine  fort modeste. Dès 17 ans, il écrit un premier recueil de poésies, obtient deux bacs (math-élém et philo), suit les cours de khâgne à Paris. Il tombe gravement malade, ne guérira qu’en 1940, sa convalescence lui ayant permis de lire les œuvres de Perbosc et de Cubaynes. La littérature occitane est pour lui une révélation. Pendant la guerre, il est envoyé aux chantiers de jeunesse…. Libéré, il s’installe à L’Honor-de-Cos où il rencontre le peintre Lucien Andrieu ; il correspond avec Jean Malrieu, Robert Lapoujade,  découvre le jazz avec Hugues Panassié et prend contact avec les occitanistes dont Max Rouquette, René Nelli et Antonin Perbosc. Engagé volontaire en 1944, Félix Castan participe aux combats de la Pointe de Grave, puis participe à la libération de Strasbourg et tombe à nouveau malade. Rentré à Montauban, il prépare le concours d’entrée à l’École Normale, devient instituteur en 1947, professeur de collège en 1958. C’est le moment où il est introduit dans les sphères de l’Institut d’Études Occitanes, travaillant à la rédaction de la revue OC, et il adhère au Parti Communiste. Castan fait œuvre de critique, écrivant dans les Annales de l’IEO que le « peuple adhèrera à la culture d’oc pour ses vérités et non point du fait qu’elle lui serait personnelle ».

 

       

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La croupade

 

Histoire et légende d'un patrimoine mondial : Le cadre noir de Saumur

par M. Robert d'Artois, membre associé  (séance du 6 février 2017)

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            C’est à une conférence passionnante à laquelle a été convié le nombreux public. Le sujet : « Histoire et légende d’un patrimoine mondial : le Cadre Noir de Saumur ». Pourquoi Saumur, fruit de l’Histoire et des Guerres de religion ? L’auteur : Robert d’Artois, membre associé, professeur de philosophie honoraire, ancien directeur départemental de la Jeunesse et des Sports en Tarn-et-Garonne et régional en Picardie, président de l’AMOPA 82, qui a dirigé à partir de 2008 l’École Nationale d’Équitation inscrite par l’UNESCO au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité.

            La plus forte expression de l’École Nationale d’Équitation est le Cadre Noir de Saumur, dépendant du ministère de la Jeunesse et des Sports. Créée en 1972 après accords au plus haut sommet de l’État, elle s’installe sur un terrain de 300 hectares à Saumur. Aussitôt des manèges sont construits avec leurs écuries attenantes ; de nouvelles pistes s’ajoutent à l’hippodrome existant. Les écuyers militaires sont remplacés par des écuyers civils et l’uniforme conserve la tenue noire. Ces derniers sont recrutés selon une règlementation précise et ont obligation d’avoir trente ans. Le Cadre Noir a trois missions : maintenir le prestige de l’École Nationale d’Équitation française, former des instructeurs et s’engager dans des compétitions.

            Le Cadre Noir a été créé en 1825, son histoire ayant commencé avec Henri IV à la fin du XVIe siècle. Si pendant longtemps les cavaliers français ont brillé dans les carrousels au détriment de leur triomphe sur les champs de bataille, au milieu du XVIIIe siècle Choiseul décide « d’inspirer dans tout le royaume l’esprit cavalier et de répandre les connaissances équestres qui avaient trait à la guerre ». Du coup, le cheval devient le meilleur auxiliaire du combattant. Ce qui est pour déplaire à l’évêque d’Angers qui lance : « Fermez vos portes à ces beaux messieurs ! »… craignant pour la vertu de ses paroissiennes ! Le colonel de Saint-André lui répliquera deux siècles plus tard : « Saumur, cité protestante, donc damnée d’avance pour ce prélat rigoriste, aussi lui importait-il peu que les Saumuroises connussent quelque pêché supplémentaire, dont elles pourraient de surcroit tirer agrément ».

 

 

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Le Général Pétain à Montauban le 6 novembre 1940

(cliché avec l'autorisation du Musée de la Résistance et de la Déportation de Montauban)

 

  " Les préfets de Tarn-et-Garonne pendant l’Occupation.

D’après les rapports mensuels des trois préfets qui se succédèrent à Montauban "

par Mme Geneviève FALGAS, membre titulaire (séance du 9 janvier 2017)

Pour la première séance de la nouvelle année, il revenait à Mme Geneviève Falgas, membre titulaire, de faire une communication très instructive et à tous points de vue intéressante sur « La vie quotidienne en Tarn-et-Garonne pendant l’Occupation d’après les rapports des préfets (1940-1944) » : Albert Durocher (1940 - 1942), François Martin (janvier 1942 - décembre 1943) et Maurice Vincent (janvier - août 1944).

   Les rapports préfectoraux puisaient principalement leurs sources à partir de ceux du sous-préfet, des renseignements généraux et des commissaires de police. A ceux-ci, Mme Falgas a ajouté les témoignages divers des résistants et autres acteurs, conservés aux Archives départementales. La priorité était le ravitaillement. Vichy avait créé pour cela une "police économique". Si la pénurie touchait surtout les produits alimentaires, en réalité tout était rationné (cuir, tissus, pneus, huile, etc.). Le second souci pour les préfets résidait dans le contrôle de la population : ainsi, mois après mois, chaque préfet décrivait l’état d’esprit de l’opinion publique et surtout ce qui était appelé « propagande anti-gouvernementale », essentiellement celle des gaullistes et des communistes.

 LA SEANCE SOLENNELLE 2016 : Roman et Histoire

 

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      André Malraux                                                           André Chamson                       Jorge Semprun

 

  "Le roman au défi de l'Histoire"

par M. Jean-Pierre AMALRIC, membre titulaire

(séance solennelle du 11 décembre 2016)

 

La séance solennelle de l’Académie s’est tenue le dimanche 11 décembre au Théâtre Olympe-de-Gouges sous la présidence de M. Philippe Bécade. Mme Brigitte Barèges, maire de Montauban, excusait M. Alain Crivella, adjoint chargé de la Culture, en raison d’un accident domestique. M. le préfet de Tarn-et-Garonne, Pierre Besnard, qui devait entretenir son auditoire sur le thème de la laïcité, était absent en raison d’un deuil familial. M. Philippe Bécade ouvrait la séance en demandant une minute de silence en la mémoire du doyen de l’Académie, M. Nadal Rey, récemment décédé dans sa 105e année. Le président soulignait l’activité intense de cette "vieille dame" de 272 ans qu’est l’Académie de Montauban et concluait son discours en soulignant que « les Académiciens sont des passeurs de culture ». Auparavant il ne manquait pas de rappeler la volonté de développer les échanges inter-académiques et dans ce cadre le voyage très enrichissant effectué les 11 et 12 mai 2016 à La Rochelle. Philippe Bécade notait la proximité historique entre les deux villes au plan des événements et des hommes, toutes deux places de sureté protestantes et assiégées par les troupes de Louis XIII. Cette rencontre a permis à l’Académie de renouer les liens avec Monseigneur Bernard Housset, ancien évêque de Montauban et académicien. À son tour, M. Jean Luiggi, secrétaire de l’Académie, rappelait les activités de la noble institution (conférences prononcées tout au long de l’année, admission comme membres titulaires de Mme Madeleine Carenco et de M. Pierre Marillaud, conférences mensuelles programmées pour 2017). La parole était ensuite donnée à Mme Brigitte Barèges qui dissertait sur le sujet « Le général De Gaulle et la culture ». Elle mettait particulièrement l’accent sur l’action d’André Malraux, premier ministre de la Culture que la France ait connu, et à qui notre pays doit un Inventaire patrimonial pour chacune de nos villes.

   Il revenait à M. Jean-Pierre Amalric, professeur émérite des Universités, de prononcer une conférence sur « Le roman au défi de l’histoire ». Il a situé d’emblée le sujet qu’il a souhaité explorer, et qui ne porte pas sur le roman historique. Le choc de la réalité historique a engagé chez certains une démarche pour faire du temps vécu la matière même de l’écriture romanesque : non plus roman d’évasion, mais roman d’immersion dans un temps tout proche. Le conférencier a retenu pour cela trois œuvres traduisant les grands ébranlements subis au XXe siècle, de part et d’autre de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

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Portrait du Général de Gaulle par Jacques Narbonne (collection privée)

 

 " L’entourage du général de GAULLE (juin 1958-avril 1969) "

par M. Eric CHIARADIA, membre associé

(séance du 7 novembre 2016)

              Professeur agrégé d’histoire, spécialiste de la période, M. Eric Chiarada était le conférencier idéal pour présenter l’entourage du Général durant la période considérée. Président du Conseil de juin 1958, appelé pour résoudre la crise algérienne, De Gaulle devient en janvier 1959 le premier président de la Ve République et le restera jusqu’à sa démission du 28 avril 1969, suite au référendum perdu sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Auprès de lui, à l’hôtel Matignon, puis au palais de l’Elysée, il s’entoure de conseillers civils et militaires dont le choix relève avant tout de leurs compétences techniques. Lors de sa retraite à Colombey-les-Deux-Eglises (1946-58 et 1969 à sa mort), le Général conservera toutefois autour de lui quelques fidèles collaborateurs. Et Eric Chiarada de poser d’emblée la question : quelles sont les spécificités de l’entourage gaullien de 1959 à 1969 par rapport aux équipes précédentes et à celles qui suivent ?

            De Gaulle bénéficie dès la IVe République d’un entourage nombreux au service de l’Etat, à savoir de membres provenant de la France Libre et du parti qu’il a créé : le Rassemblement du Peuple Français (RPF) tels Georges Pompidou, Jacques Foccart, Olivier Guichard et Pierre Lefranc. Il dispose du secrétariat général à la Présidence de la République qui suit l’activité des ministères à l’exclusion des affaires militaires, de l’outre-mer et de la communauté France-Afrique. L’état-major particulier du président de la République est créé en janvier 1959 et traite des questions militaires et de défense. Il faut y ajouter le commandant militaire du Palais, officier de gendarmerie. Les officiers constituent le tiers permanent des effectifs, ce qui donne un style particulier à la présidence gaullienne.

 

       

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  Le Maréchal Foch

 " La seconde bataille de la Marne ou les métamorphoses d’une guerre "

par M. Jean LUIGGI, membre titulaire (séance du 3 octobre 2016)

 C’est une conférence instructive et richement illustrée qu’a livré à un nombreux public M. Jean Luiggi, secrétaire de l’Académie, sur le sujet La seconde bataille de la Marne ou les métamorphoses d’une guerre. En juillet 1918, les armées alliées et les armées allemandes se trouvaient à nouveau confrontées sur la Marne. Depuis 1914, bien des choses avaient changé : dans le commandement, dans le matériel, dans les uniformes et dans la manière de combattre. Tel était l’objet de cette étude. Le 28 mars 1918, Paris est sous le feu de la « grosse Bertha ». Le général Ludendorff tente de séparer les forces françaises et britanniques. Côté français Pétain a remplacé Nivelle avant de céder le commandement à Foch.

 

            

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« La Joconde a le sourire »1940-1943 l'exode du Louvre à Montauban 

par Mme Hélène GUICHARNAUD, membre correspondant (séance du 6 juin 2016) 

 

 Le 6 juin, Mme Hélène Guicharnaud a été reçue comme 5ème membre correspondant à l'Académie par M. Norbert Sabatié qui a retracé son parcours.

De l'automne 1940 au printemps 1943, la célèbre Joconde, accompagnée de plus de 3000 tableaux du Département des Peintures du musée du Louvre, trouva refuge dans notre vil. Comment (et pourquoi) plus de 3000 tableaux du Louvre se retrouvèrent-ils à Montauban ?

 Le déplacement de ces si nombreuses oeuvres, corollaire à la situation politique, ne se fit pas  directement, en un seul mouvement mais épousa les aléas de l'Histoire.           

Après une partie relatant les événements qui précédèrent et expliquent cet exil, on suivra  le  musée du Louvre transféré sur les routes de France, ballotté et abrité dans plusieurs refuges avant de trouver une retraite d'environ deux ans et demi -la plus longue de toute la guerre- à Montauban.

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    Devant Toussaint Louverture   Musée du Nouveau Monde

Voyage à La Rochelle – 11 et 12 mai 2016

DISCOURS DU PRESIDENT DE L'ACADEMIE DE MONTAUBAN, PHILIPPE BECADE

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EN PASSANT PAR LA ROCHELLE, COMMUNICATION DE MICHEL SUSPENE

(pour accéder au texte cliquer ici)

 DEUX CITADELLES DU PARTI HUGUENOT EN PROIE AUX DIVISIONS COMMUNICATION DE GUY ASTOUL

(pour accéder au texte cliquer ici) 

MICHEL BERAULD (1537-1611), PIERRE BERAULD (1577-1642) DEUX PASTEURS DE COMBAT COMMUNICATION DE JEAN LUIGGI

(pour accéder au texte cliquer ici)

             L’Académie de Montauban vient de rendre visite au chef-lieu de la Charente maritime. La ville est tout entière vers la mer. Deux tours monumentales, pareilles à des sentinelles, gardent l’entrée du port. Cernées par l’océan, elles sont l’emblème du passé "rebelle" de la cité. Corsaires ou pirates, défenseurs de leur foi ou résistants, les Rochelais ont toujours fait preuve d’une audace qui a façonné le caractère fier et indépendant de la ville.

            Cet esprit frondeur et déterminé a permis à La Rochelle de rayonner dans le monde entier. Les échanges avec le Nouveau Monde (XVIIIe siècle) ou l’Afrique (XIXe siècle) témoignent de la volonté de la ville de s’ouvrir vers l’extérieur. C’est ce qu’ont pu apprécier les Académiciens montalbanais en visitant le Musée du Nouveau Monde, témoin des relations entre la France et l’Amérique et qui transporte les visiteurs des Antilles à la Nouvelle-France à travers peintures, sculptures, cartes anciennes, armes et objets d’art. C’est ce que nous avons pu également vérifier au Musée du Protestantisme qui met en lumière les événements du passé protestant de La Rochelle, d’Aunis et de Saintonge, mais aussi du fait religieux d’aujourd’hui.

 

 

Salvador Dali et Gala

Gala et Salvador Dali

Des couples mythiques d’où sont nés tant de chefs-d'œuvre "

par Mme Andrée CHABROL-VACQUIER, membre titulaire (séance du 2 mai 2016)

 

 

            Au cours des siècles, l’image du couple habite l’histoire des chefs-d’œuvre dans tous les domaines de l’art. "L’Autre" ensemence l’œuvre qui, de toute façon, naîtra. Qu’aurait-été Rodin sans Camille Claudel, Saint-Exupéry sans Consuelo, Dali sans Gala, et tant d’autres ? C’était le thème de la brillante conférence "Des couples mythiques d’où sont nés tant de chefs-d’œuvre" faite à l’Académie par Mme Andrée Chabrol-Vacquier, membre titulaire.

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Lyautey au Maroc

 

 LYAUTEY au Maroc et la dynastie Alaouite " 

par M. Yves RIPOLL, membre titulaire (séance du  4 avril 2016)

            L’Académie de Montauban a eu le plaisir d’écouter l’agréable conférence de M. Yves Ripoll, membre titulaire, sur le thème Lyautey au Maroc et la dynastie alaouite. Hubert Lyautey (1854-1934), maréchal de France, académicien, a assumé le mandat de résident général au Maroc de 1912 à 1925.

            Un accident d’enfance l’oblige à rester alité pendant 7 ans. Il acquiert une vie normale à 12 ans. Ce qu'il perd en jeux d'enfants et exercices physiques est compensé par la lecture et un éveil précoce de son intelligence. Il fait ses études au lycée Sainte-Geneviève de Paris où il apprécie la pratique religieuse et une certaine sympathie royaliste. Il choisit le métier des armes et est reçu à Saint-Cyr en 1873. Envoyé en 1877 en Algérie comme officier de cavalerie, il reste influencé par ce pays lorsqu’il revient en métropole, suite à la publication d'un essai : « du rôle social de l'officier dans le service militaire universel ».

 

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François Rigail de Lastours (1855-1885) et l’aventure africaine

par Mme Bénédicte PELISSIE du RAUSAS, membre associée (séance du 7 mars 2016)

Sur la maison à l’angle de la rue du Moustier et des allées Mortarieu, à Montauban, une plaque de marbre a été placée sur laquelle nous pouvons lire : « François Rigail de Lastours / Explorateur du Congo / Décédé à Lastourville (Congo) le 15 juin 1885 / Est né dans cette maison / Le 26 mai 1855 ».

Qu’est-ce qui a pu conduire ce Montalbanais dans l’aventure dangereuse de l’Afrique ? Qu’espérait François Rigail de Lastours de ces contrées que les géographes décrivaient «  nhospitalières, mystérieuses, fermées», lui le jeune homme raffiné « grand et sec, avec son teint brun ses yeux noirs, vifs, sa bouche railleuse, le cheveu dru et noir », lui qui «  savait la vie et l’aimait pour tout ce qu’elle a seulement d’élégant et de délicat » ?

 

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Le fort de Douaumont en 1916 

  " Verdun 1916 : le début de 300 jours en enfer", 

                   par le général Noël CHAZARAIN, membre titulaire (séance du 1er février 2016)                                            

« Le nom de Verdun est devenu comme un synonyme synthétique de patriotisme, de bravoure et de générosité » : ainsi débutait, avec ces mots de Raymond Poincaré, la conférence de M. Noël Chazarain, membre titulaire, sur le thème Verdun février 1916 : le début de 300 jours en enfer. Durant dix mois, cinquante deux millions d’obus feront dans les deux camps plus de 700 000 victimes : 306 000 morts ou disparus et 406 000 blessés. L’enfer !