Ste Lot sante Montauban

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
Compte-rendu de l'assemblée publique du 30 Prairial de l'an X

 

La Société des sciences et des arts du département du Lot séante à Montauban

(1795 - 1809)

 La constitution du 5 fructidor de l’an III (22 août 1795), dans son article 298,  crée un institut national qui est chargé des fonctions antérieurement dévolues aux académies de l’Ancien Régime. L’article 300 dispose que les « citoyens ont le droit de former des sociétés libres pour concourir aux progrès des sciences, des lettres et des arts ».

C’est dans ce cadre, qu’à l’instigation de l’astronome Duc-Lachapelle, dès 1795, une nouvelle société savante est en gestation à Montauban, sous la dénomination de Société des sciences et des arts du département du Lot séante à Montauban. Son règlement est adopté le 23 brumaire an V. Elle est composée de trente membres répartis en deux classes : sciences (12 membres) et belles-lettres (18 membres) Trois membres seulement de l’ancienne académie en font partie : Amans LADE, Jacques Antoine de MOLIERES et Isaac SATUR.

En 1802 (règlement du 3 floréal an X), est instituée une troisième classe, celle de l’agriculture et du commerce. Chacune des classes (sciences et arts mécaniques, lettres et beaux-arts, agriculture et commerce) doit en principe être composée de 15 membres résidants et de 15 membres associés correspondants. Entre 1802 et 1804, une douzaine de nouveaux membres sont recrutés dans la classe « agriculture et commerce ». Elle se réunit chaque mois et tient à l’hôtel de ville, une séance publique annuelle qui n’est pas convoquée à date fixe mais dont l’organisation varie peu d’une année à l’autre. Les membres les plus importants et les plus actifs de cette société sont : Duc-Lachapelle, Poncet-Delpech père et fils, Bénédict-Prévost, Robert-Fonfrède, France-Lagravière et Pierre-Toussaint Aillaud.

Ce dernier, né à Montpellier en 1759, suit des études au séminaire de Montauban pour y devenir prêtre. Distingué par Mgr de Breteuil, il est nommé chanoine à la cathédrale. Auteur de nombreux poèmes, dont un couronné par l’Académie de Montauban, il est avec Duc Lachapelle l’un des fondateurs les plus actifs de la Société .  En 1799, il crée l’Athénée de la jeunesse, établissement destiné à rassembler les vocations poétiques. Plus tard, il devient professeur de rhétorique au Collège de Montauban (1808), pour être enfin appelé à la place de bibliothécaire de la ville (1821).

A partir de 1803, la Société organise également des concours destinés aux jeunes montalbanais dans les diverses disciplines académiques (mathématiques, lettres, géographie, dessin, etc.). En 1805, il est procédé à la remise des prix aux collégiens à l’issue de la séance publique annuelle. Ses séances annuelles sont l’occasion d’expositions de peinture, de concerts ou encore, comme en 1805, d’une expérience de chimie sur l’hydrogène. Mais son activité ne se limite pas à l’organisation de concours. En l’an X (1802), elle rend un avis scientifique au préfet sur la manière de combattre une épizootie qui décime le cheptel du département. Elle contribue également à la création de la bibliothèque communale de Montauban.

A la suite de la création du département du Tarn-et-Garonne, le 21 novembre 1808, elle est dissoute le 7 mars 1809 sans avoir tenu sa séance publique en 1808.