Le Vachez Collection Jean Baptiste Poncet Delpech 1747 18171

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Poncet-Delpech (1747-1827)

 

La Société des Sciences, Agriculture et Belles-lettres

de Tarn-et-Garonne

(1809-1867) 

En 1809, la Société retrouve un peu la « sève géorgique » de ses origines, pour prendre le nom de Société des Sciences, Agriculture et Belles-lettres de Tarn-et-Garonne. Elle est créée par arrêté préfectoral du 18 mai 1809. Elle se compose de 28 membres. Ils sont répartis en trois classes : sciences, agriculture et belles-lettres. La moitié de ses membres appartenait  à l’ancienne société du Lot séante à Montauban.

Arrêté préfectoral du 18 mai 1809

 

Elle décerne des prix dont les sujets sont proposés tour à tour par chacune des trois sections. Ils sont remis à l’occasion de sa séance publique annuelle. En 1810, 1811 et 1812, celle-ci se tient le 15 mai (jour anniversaire de la naissance de l’Empereur). En 1810, elle ne couronne aucun lauréat et remet les mêmes sujets au concours pour 1811. A la séance publique de 1811, la classe de littérature donne un nouveau sujet, une ode sur le passage de Sa Majesté l’Empereur et Roi dans la ville de Montauban, dont le meilleur auteur est couronné en 1812. Jusqu’en 1815, divers prix en littérature et agriculture sont attribués. La fin du 1er Empire semble porter un coup d’arrêt au dynamisme dont faisait preuve la société depuis sa création.

la Restauration, le directeur de la société est alors le préfet du département, le Vicomte de Villeneuve. Entre la fin de l’Empire et le début des années 1820, disparaissent quelques uns des sociétaires les plus actifs qui ont  beaucoup contribué à la renaissance de la compagnie : Duc-Lachapelle (1814), Poncet-Delpech, père (1817), Bénédict Prévost (1819), Combes-Dounous (1820), Depuntis (1820). Ils ne sont pas remplacés. La Société semble pratiquement en sommeil. L’effectif global est en baisse et le déséquilibre entre les classes s’accentue. En 1818, cela a pour conséquence la fusion de la classe des sciences avec celle de l’agriculture. Sans nouveau recrutement (sauf un en 1818), il faudra attendre les années 1820-1822 pour qu’un tiers des membres soit renouvelé. Malgré cela, la baisse de l’effectif des membres résidants se poursuit durant les deux décennies 1820 et 1830. En 1938, en effet, les membres résidants ne sont plus que vingt (neuf dans la section des sciences et onze dans celle des sciences).

A partir du début des années 1820, la Société est toute entière accaparée par la diffusion des connaissances en agronomie. Elle se voit confier la publication du Recueil agronomique de Tarn-et-Garonne. Elle est aussi étroitement associée à la création des comices qui sont mis en place, à l’instigation des pouvoirs publics à partir de 1836. La gestion des aides à l’innovation en agriculture lui est  aussi confiée.

La société se dote en 1839, d’un nouveau règlement. La division en sections est supprimée. Elle n’est plus dès lors dirigée par des directeurs trimestriels mais par un président. C’est Armand Teulières, un magistrat, qui assure cette nouvelle charge. A partir de 1841, ses activités s’enrichissent : en plus du prix d’agriculture, elle fonde un concours de poésie dont les membres de la Société puis la ville de Montauban financent les prix.  Dès l’année suivante, Le Recueil Agronomique rend compte dans ses pages de la séance publique annuelle de la société durant laquelle les prix sont remis et où quelques sociétaires présentent des communications. Cependant, jusqu’en 1867, l’agriculture reste le principal domaine dans lequel s’investit la Société. Ses initiatives dans ce domaine sont nombreuses. Elle crée en particulier une vigne-école en 1863, qui est dirigée par l’un des membres  de la Société, Jean-Paul Dubreuilh, professeur départemental d’agriculture.

 

Liste des membres de la Société des Sciences, Agriculture et Belles-lettres de Tarn-etGaronne en 1853

Liste des membres de la Société des Sciences, des Belles-lettres et Arts de Tarn-et-Garonne en 1868