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Se Canta

Refrain

Se canta que cante, canta pas per ieu,
Canta per ma mia qu’es al lènc de ieu.

S’il chante qu’il chante, il ne chante pas pour moi,
Il chante pour ma mie qui est au loin de moi.

1

Darrèr ma fenèstra, i a un auselon,
Tota la nuèit canta, canta sa cançon.

Derrière ma fenêtre, il y a un petit oiseau,
Toute la nuit il chante, il chante sa chanson.

2

Aquelas montanhas que tan nautas son,
M’empachon de veire mas amors ont son.

Ces montagnes qui sont si hautes,
M’empêchent de voir où sont mes amours.

3

Aquelas montanhas lèu s’abaissaràn,
E mas amoretas apareissaràn.

Ces montagnes bientôt s’abaisseront,
Et mes amourettes apparaîtront.

4

Baissatz-vos montanhas, planas levatz-vos, 
Per que pòsqui veire mas amors ont son.

Baissez-vous montagnes, plaines levez-vous,
Pour que je puisse voir où sont mes amours.

a

Al fons de la prada, i a un pibol traucat,
Lo cocut i canta, benlèu i a niucat.

Au fond de la prairie, il y a un peuplier troué,
Le coucou y chante, peut-être, il y a niché.

b

A la font de Nimes, i a un ametlièr,
Que fa de flors blancas coma de papièr.

A la fontaine de Nîmes, il y a un amandier,
Qui fait des fleurs blanches comme du papier.


N.B. : texte écrit selon la graphie classique des Troubadours, dite aussi normalisée, mise en place à partir du système Perbosc-Estieu, perfectionnée par Louis Alibert et répandue par l’Institut d’Estudis Occitans.
           

Règles de lecture :
pour prononcer [ o ] on écrit « ò » ;
le « o » se prononce comme [ ou ] en français ;
le « e » comme un [ é ] et le « v » comme un [ b ] ;
le « nh » comme [ gn ] et le « lh » comme « lieu » ;
le « u » reste comme [ u ] et le « a » en finale devient [ o ] faible ;
les « n » et « r » en finale sont quasi-muets.
les accents aigus marquent l’intonation ;
ne pas oublier de diphtonguer les au, òu, eu, ai...