LES SEANCES DE 2017

 

Les séances sont publiques et ont lieu généralement le premier lundi de chaque mois sauf au durant l'été. Elles se tiennent à la Maison de la culture de Montauban. La séance solennelle se déroule au théâtre Olympe de Gouges de Montauban, le 2ème dimanche de décembre.

Vous trouverez dans cette page les comptes-rendus de ces séances, par ordre chronologique inversé.

            

  Luiggi Pirandello 2     Dario Fo   

                                  Luiggi Pirandello                                                                                          Dario FO

 Le rire dans la littérature italienne,

approche de l’autodérision chez quelques grands auteurs, de Boccace à Dario Fo

par Pierre Marillaud, séance 2 octobre 2017

 

           À l’occasion de sa rentrée, l’Académie recevait Monsieur Pierre Marillaud, docteur ès-sciences du langage, inspecteur d’Académie honoraire et chercheur associé au laboratoire Médiations sémiotiques de l’Université Jean-Jaurès de Toulouse. Après une allocution de bienvenue du président Philippe Bécade, le nouvel élu au 21ème fauteuil, faisait l’éloge de son prédécesseur, Jacques Gabach, retraçant sa vie et sa carrière de commerçant à Montauban, juge au Tribunal de Commerce et magistrat consulaire.

            Il revenait à Monsieur Pierre Marillaud de prononcer une conférence sur le thème « Une approche du rire dans la littérature italienne ». L’humour italien doit sans doute beaucoup à l’italum acetum dont parle Horace (Satires 1-7-32). S’il est un genre où les Latins ne sont pas inférieurs aux Grecs, c’est bien celui de la satire. Sept exemples de l’autodérision chez quelques grands auteurs italiens devaient illustrer son propos.

            « Le rire est le propre de l’homme » : chacun connaît l’adage de Rabelais placé en épilogue de son Gargantua. D’Aristote à Bergson en passant par Quintilien et Dominique Fernandez, le rire est un phénomène universel qu’écrivains et philosophes ont su exploiter dans leurs œuvres.

 

 

 

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Programme du festival du Languedoc 1959

 

Théatre, patrimoine et création à Montauban, de 1960 à 2010

par François-Henri Soulié, membre associé, séance du 12 juin 2017

 

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C’est une originale et passionnante conférence à laquelle a assisté, pour la dernière séance avant l’été, le public de l’Académie. Son auteur : François-Henri Soulié, membre associé. Son thème : " Théâtre, patrimoine et création à Montauban, de 1960 à 2010 ". S’agissant du théâtre professionnel attaché à la création patrimoniale, le conférencier a mis l’accent sur le "Festival du Languedoc" et la "Compagnie Arche de Noé".

Le fait original à Montauban a été la création par « l’enfant du pays », Félix Castan, d’un festival qui tire son origine dès 1957, dans une manifestation autour des arts plastiques : " Le Salon du Sud-Ouest ". A l’époque, Montauban panse ses plaies après la guerre et vit au rythme de ses foires et marchés agricoles. La seule manifestation en ville est le carnaval à laquelle il faut ajouter la programmation du théâtre municipal, le jazz avec Panassié, la littérature avec Herment et Malrieu, les arts avec Dautry, de Faveri et Gunaud.

La direction du Festival du Languedoc est confiée à Jean Deschamps. La Place Nationale offre un cadre idéal, comme le souligne Félix Castan : « Il y a dans toute place publique comme une prédestination aux tréteaux, aux jeux du spectacle populaire ». En souvenir du Siècle d’Or espagnol, on va représenter des chefs-d’œuvre de l’art dramatique occidental : pièces d’inspiration religieuse, comédies en tous genres de Calderon, Tirso de Molina, Lope de Vega, Guillen de Castro, etc. Le théâtre est, à cette époque, un outil important de diffusion culturelle. La Place Nationale n’est pas sans évoquer l’architecture des places espagnoles et la « brique rose résonne souvent de la langue de Cervantès ».

Grâce à la collaboration de personnalités locales – Mathieu Méras, Daniel Ternois – mais aussi de la Fédération des Œuvres Laïques, des commerçants, des entreprises, l’aventure culturelle "citoyenne" de Félix Castan trouve son public dans un cadre « où les hautes façades de brique soutiennent d’autant mieux les voix que la scène, installée dans un des angles, crée une espèce de porte-voix géant… ». Les façades, drapées de tentures et sous l’effet des projecteurs, ajoutent à la féérie du spectacle. Le Festival du Languedoc, c’est la parfaite rencontre d’un théâtre, d’une ville et de ses habitants qui installent des petites lumières sur les rebords de leurs fenêtres ou qui, tout simplement, deviennent des figurants, comme dans cette pièce Fuenteovejuma, mise en scène par Jean Deschamps qui partira créer le festival de Carcassonne. A Montauban, le festival acquiert dès le début ses lettres de noblesse avec des pièces comme Don Juan, La Jeunesse du Cid ou Le Mariage de Figaro.

 

 

Char Camus

 

Albert Camus et René Char, l’histoire d’une amitié

par Maurice Petit, membre titulaire, séance 15 mai 2017

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      Albert Camus et René Char, l’histoire d’une amitié : tel est le titre de la brillante conférence prononcée par M. Maurice Petit, membre titulaire. Leur relation a porté sur la période 1946-1960, « celle de deux grands artistes et créateurs au cœur d’une amitié vibrante et fraternelle vécue pendant quatorze ans avec autant d’intensité que de pudeur et de délicatesse ».

      Les deux écrivains ont quelques points communs. Char (né dans le Vaucluse) comme Camus (né en Algérie, terre française) sont deux provinciaux attachés à leur terre natale qu’ils évoquent dans leurs œuvres. L’expérience de la Résistance les rapproche également. Après la guerre, ils vivent à Paris, une ville qu’ils n’aiment pas mais dont ils sont… voisins de palier ! Tous deux ont aussi recherché, leur vie durant, les femmes. En réalité, ce sont leurs préférences littéraires respectives qui auraient pu les séparer, Camus lisant peu la poésie et Char appréciant peu le genre romanesque. Char écrit très jeune ses premiers poèmes et se lie à Aragon, Breton, Eluard et Desnos ; ses écrits resteront l’une des œuvres poétiques majeures du XXe siècle. Quant à Camus, marqué par une enfance difficile, il rencontre Char chez Gallimard, devient le rédacteur en chef de Combat et publie La Peste en 1947.

 

 

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L'évolution de la population de Tarn-et-Garonne

par Pierre Gauthier, membre associé, séance du 3 avril 2017

 

                                                Pour voir cliquer ici :  La population de Tarn-et-Garonne, quelques chiffres 

 

            C’est à une riche conférence à laquelle a assisté le public de l’Académie, prononcée par M. Pierre Gauthier, membre associé, sur le thème « La population de Tarn-et-Garonne de 1808 à nos jours : comment a-t-elle évolué au gré des humeurs de l’Histoire ? » Une enquête récente publiée dans les colonnes de La Dépêche du Midi a montré que notre département a enregistré entre 2006 et 2011 la plus forte croissance en France métropolitaine. À partir de ce constat, le conférencier pouvait dresser l’inventaire de cette population sur plus de deux siècles.

            À sa création et pendant un siècle, le Tarn-et-Garonne subit un déclin démographique, perdant 1 habitant sur 3 ! La population, chiffrée à 228 000 habitants en 1801, a cru jusqu’à un pic de 242 000 en 1846 ; puis elle a connu un long mouvement de baisse jusqu’à un creux historique de moins de 160 000 habitants après la guerre 1914-18 : c’est ce qu’on appelle la "transition démographique" propre à tous les pays. Dans notre département, cette baisse est due à plusieurs facteurs : les épidémies (choléra, variole, grippe "espagnole"), les conditions d’hygiène désastreuses, la montée de l’alcoolisme et de la tuberculose. Si l’on tient compte de la fécondité des ménages et de la natalité qui ont baissé trop tôt, il en résulte qu’en 1916 le Tarn-et-Garonne perd au moins 2 500 naissances par an pendant un siècle ! Pourquoi ? Les causes résident dans la diffusion de techniques de régulation des naissances, dans l’exode rural, dans la perte non négligeable d’emplois industriels.

 

 

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Félix Castan hérétique

 par Roland Garrigues, membre titulaire  (séance du 6 mars 2017)

           

La dernière séance de l’Académie a vu Roland Garrigues, membre titulaire, entretenir son auditoire sur un homme qu’il a bien connu. « Félix Castan hérétique » : tel était le titre de sa conférence, titre parfaitement en adéquation avec la personnalité de Félix Castan, le conférencier rappelant l’apophtegme d’Albert Camus :  « Tout révolutionnaire finit en oppresseur ou en hérétique ».

            À Montauban, Félix Castan a déployé toute son énergie pour la culture, mais n’a pas toujours été compris. Ce qui résume le plus sa vie, c’est sa lutte contre le centralisme parisien, ainsi que son combat pour la culture occitane. Il était né le 1er juillet 1920 à Labastide-Murat, de parents d’origine  fort modeste. Dès 17 ans, il écrit un premier recueil de poésies, obtient deux bacs (math-élém et philo), suit les cours de khâgne à Paris. Il tombe gravement malade, ne guérira qu’en 1940, sa convalescence lui ayant permis de lire les œuvres de Perbosc et de Cubaynes. La littérature occitane est pour lui une révélation. Pendant la guerre, il est envoyé aux chantiers de jeunesse…. Libéré, il s’installe à L’Honor-de-Cos où il rencontre le peintre Lucien Andrieu ; il correspond avec Jean Malrieu, Robert Lapoujade,  découvre le jazz avec Hugues Panassié et prend contact avec les occitanistes dont Max Rouquette, René Nelli et Antonin Perbosc. Engagé volontaire en 1944, Félix Castan participe aux combats de la Pointe de Grave, puis participe à la libération de Strasbourg et tombe à nouveau malade. Rentré à Montauban, il prépare le concours d’entrée à l’École Normale, devient instituteur en 1947, professeur de collège en 1958. C’est le moment où il est introduit dans les sphères de l’Institut d’Études Occitanes, travaillant à la rédaction de la revue OC, et il adhère au Parti Communiste. Castan fait œuvre de critique, écrivant dans les Annales de l’IEO que le « peuple adhèrera à la culture d’oc pour ses vérités et non point du fait qu’elle lui serait personnelle ».

 

       

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La croupade

 

Histoire et légende d'un patrimoine mondial : Le cadre noir de Saumur

par M. Robert d'Artois, membre associé  (séance du 6 février 2017)

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            C’est à une conférence passionnante à laquelle a été convié le nombreux public. Le sujet : « Histoire et légende d’un patrimoine mondial : le Cadre Noir de Saumur ». Pourquoi Saumur, fruit de l’Histoire et des Guerres de religion ? L’auteur : Robert d’Artois, membre associé, professeur de philosophie honoraire, ancien directeur départemental de la Jeunesse et des Sports en Tarn-et-Garonne et régional en Picardie, président de l’AMOPA 82, qui a dirigé à partir de 2008 l’École Nationale d’Équitation inscrite par l’UNESCO au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité.

            La plus forte expression de l’École Nationale d’Équitation est le Cadre Noir de Saumur, dépendant du ministère de la Jeunesse et des Sports. Créée en 1972 après accords au plus haut sommet de l’État, elle s’installe sur un terrain de 300 hectares à Saumur. Aussitôt des manèges sont construits avec leurs écuries attenantes ; de nouvelles pistes s’ajoutent à l’hippodrome existant. Les écuyers militaires sont remplacés par des écuyers civils et l’uniforme conserve la tenue noire. Ces derniers sont recrutés selon une règlementation précise et ont obligation d’avoir trente ans. Le Cadre Noir a trois missions : maintenir le prestige de l’École Nationale d’Équitation française, former des instructeurs et s’engager dans des compétitions.

            Le Cadre Noir a été créé en 1825, son histoire ayant commencé avec Henri IV à la fin du XVIe siècle. Si pendant longtemps les cavaliers français ont brillé dans les carrousels au détriment de leur triomphe sur les champs de bataille, au milieu du XVIIIe siècle Choiseul décide « d’inspirer dans tout le royaume l’esprit cavalier et de répandre les connaissances équestres qui avaient trait à la guerre ». Du coup, le cheval devient le meilleur auxiliaire du combattant. Ce qui est pour déplaire à l’évêque d’Angers qui lance : « Fermez vos portes à ces beaux messieurs ! »… craignant pour la vertu de ses paroissiennes ! Le colonel de Saint-André lui répliquera deux siècles plus tard : « Saumur, cité protestante, donc damnée d’avance pour ce prélat rigoriste, aussi lui importait-il peu que les Saumuroises connussent quelque pêché supplémentaire, dont elles pourraient de surcroit tirer agrément ».

 

 

Ptain Montauban le 6 novembre 1940 au cours Foucault 1

Le Général Pétain à Montauban le 6 novembre 1940

(cliché avec l'autorisation du Musée de la Résistance et de la Déportation de Montauban)

 

  " Les préfets de Tarn-et-Garonne pendant l’Occupation.

D’après les rapports mensuels des trois préfets qui se succédèrent à Montauban "

par Mme Geneviève FALGAS, membre titulaire (séance du 9 janvier 2017)

Pour la première séance de la nouvelle année, il revenait à Mme Geneviève Falgas, membre titulaire, de faire une communication très instructive et à tous points de vue intéressante sur « La vie quotidienne en Tarn-et-Garonne pendant l’Occupation d’après les rapports des préfets (1940-1944) » : Albert Durocher (1940 - 1942), François Martin (janvier 1942 - décembre 1943) et Maurice Vincent (janvier - août 1944).

   Les rapports préfectoraux puisaient principalement leurs sources à partir de ceux du sous-préfet, des renseignements généraux et des commissaires de police. A ceux-ci, Mme Falgas a ajouté les témoignages divers des résistants et autres acteurs, conservés aux Archives départementales. La priorité était le ravitaillement. Vichy avait créé pour cela une "police économique". Si la pénurie touchait surtout les produits alimentaires, en réalité tout était rationné (cuir, tissus, pneus, huile, etc.). Le second souci pour les préfets résidait dans le contrôle de la population : ainsi, mois après mois, chaque préfet décrivait l’état d’esprit de l’opinion publique et surtout ce qui était appelé « propagande anti-gouvernementale », essentiellement celle des gaullistes et des communistes.

 LA SEANCE SOLENNELLE 2016 : Roman et Histoire

 

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      André Malraux                                                           André Chamson                       Jorge Semprun

 

  "Le roman au défi de l'Histoire"

par M. Jean-Pierre AMALRIC, membre titulaire

(séance solennelle du 11 décembre 2016)

 

La séance solennelle de l’Académie s’est tenue le dimanche 11 décembre au Théâtre Olympe-de-Gouges sous la présidence de M. Philippe Bécade. Mme Brigitte Barèges, maire de Montauban, excusait M. Alain Crivella, adjoint chargé de la Culture, en raison d’un accident domestique. M. le préfet de Tarn-et-Garonne, Pierre Besnard, qui devait entretenir son auditoire sur le thème de la laïcité, était absent en raison d’un deuil familial. M. Philippe Bécade ouvrait la séance en demandant une minute de silence en la mémoire du doyen de l’Académie, M. Nadal Rey, récemment décédé dans sa 105e année. Le président soulignait l’activité intense de cette "vieille dame" de 272 ans qu’est l’Académie de Montauban et concluait son discours en soulignant que « les Académiciens sont des passeurs de culture ». Auparavant il ne manquait pas de rappeler la volonté de développer les échanges inter-académiques et dans ce cadre le voyage très enrichissant effectué les 11 et 12 mai 2016 à La Rochelle. Philippe Bécade notait la proximité historique entre les deux villes au plan des événements et des hommes, toutes deux places de sureté protestantes et assiégées par les troupes de Louis XIII. Cette rencontre a permis à l’Académie de renouer les liens avec Monseigneur Bernard Housset, ancien évêque de Montauban et académicien. À son tour, M. Jean Luiggi, secrétaire de l’Académie, rappelait les activités de la noble institution (conférences prononcées tout au long de l’année, admission comme membres titulaires de Mme Madeleine Carenco et de M. Pierre Marillaud, conférences mensuelles programmées pour 2017). La parole était ensuite donnée à Mme Brigitte Barèges qui dissertait sur le sujet « Le général De Gaulle et la culture ». Elle mettait particulièrement l’accent sur l’action d’André Malraux, premier ministre de la Culture que la France ait connu, et à qui notre pays doit un Inventaire patrimonial pour chacune de nos villes.

   Il revenait à M. Jean-Pierre Amalric, professeur émérite des Universités, de prononcer une conférence sur « Le roman au défi de l’histoire ». Il a situé d’emblée le sujet qu’il a souhaité explorer, et qui ne porte pas sur le roman historique. Le choc de la réalité historique a engagé chez certains une démarche pour faire du temps vécu la matière même de l’écriture romanesque : non plus roman d’évasion, mais roman d’immersion dans un temps tout proche. Le conférencier a retenu pour cela trois œuvres traduisant les grands ébranlements subis au XXe siècle, de part et d’autre de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

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Portrait du Général de Gaulle par Jacques Narbonne (collection privée)

 

 " L’entourage du général de GAULLE (juin 1958-avril 1969) "

par M. Eric CHIARADIA, membre associé

(séance du 7 novembre 2016)

              Professeur agrégé d’histoire, spécialiste de la période, M. Eric Chiarada était le conférencier idéal pour présenter l’entourage du Général durant la période considérée. Président du Conseil de juin 1958, appelé pour résoudre la crise algérienne, De Gaulle devient en janvier 1959 le premier président de la Ve République et le restera jusqu’à sa démission du 28 avril 1969, suite au référendum perdu sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Auprès de lui, à l’hôtel Matignon, puis au palais de l’Elysée, il s’entoure de conseillers civils et militaires dont le choix relève avant tout de leurs compétences techniques. Lors de sa retraite à Colombey-les-Deux-Eglises (1946-58 et 1969 à sa mort), le Général conservera toutefois autour de lui quelques fidèles collaborateurs. Et Eric Chiarada de poser d’emblée la question : quelles sont les spécificités de l’entourage gaullien de 1959 à 1969 par rapport aux équipes précédentes et à celles qui suivent ?

            De Gaulle bénéficie dès la IVe République d’un entourage nombreux au service de l’Etat, à savoir de membres provenant de la France Libre et du parti qu’il a créé : le Rassemblement du Peuple Français (RPF) tels Georges Pompidou, Jacques Foccart, Olivier Guichard et Pierre Lefranc. Il dispose du secrétariat général à la Présidence de la République qui suit l’activité des ministères à l’exclusion des affaires militaires, de l’outre-mer et de la communauté France-Afrique. L’état-major particulier du président de la République est créé en janvier 1959 et traite des questions militaires et de défense. Il faut y ajouter le commandant militaire du Palais, officier de gendarmerie. Les officiers constituent le tiers permanent des effectifs, ce qui donne un style particulier à la présidence gaullienne.

 

       

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  Le Maréchal Foch

 " La seconde bataille de la Marne ou les métamorphoses d’une guerre "

par M. Jean LUIGGI, membre titulaire (séance du 3 octobre 2016)

 C’est une conférence instructive et richement illustrée qu’a livré à un nombreux public M. Jean Luiggi, secrétaire de l’Académie, sur le sujet La seconde bataille de la Marne ou les métamorphoses d’une guerre. En juillet 1918, les armées alliées et les armées allemandes se trouvaient à nouveau confrontées sur la Marne. Depuis 1914, bien des choses avaient changé : dans le commandement, dans le matériel, dans les uniformes et dans la manière de combattre. Tel était l’objet de cette étude. Le 28 mars 1918, Paris est sous le feu de la « grosse Bertha ». Le général Ludendorff tente de séparer les forces françaises et britanniques. Côté français Pétain a remplacé Nivelle avant de céder le commandement à Foch.

 

            

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« La Joconde a le sourire »1940-1943 l'exode du Louvre à Montauban 

par Mme Hélène GUICHARNAUD, membre correspondant (séance du 6 juin 2016) 

 

 Le 6 juin, Mme Hélène Guicharnaud a été reçue comme 5ème membre correspondant à l'Académie par M. Norbert Sabatié qui a retracé son parcours.

De l'automne 1940 au printemps 1943, la célèbre Joconde, accompagnée de plus de 3000 tableaux du Département des Peintures du musée du Louvre, trouva refuge dans notre vil. Comment (et pourquoi) plus de 3000 tableaux du Louvre se retrouvèrent-ils à Montauban ?

 Le déplacement de ces si nombreuses oeuvres, corollaire à la situation politique, ne se fit pas  directement, en un seul mouvement mais épousa les aléas de l'Histoire.           

Après une partie relatant les événements qui précédèrent et expliquent cet exil, on suivra  le  musée du Louvre transféré sur les routes de France, ballotté et abrité dans plusieurs refuges avant de trouver une retraite d'environ deux ans et demi -la plus longue de toute la guerre- à Montauban.

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    Devant Toussaint Louverture   Musée du Nouveau Monde

Voyage à La Rochelle – 11 et 12 mai 2016

DISCOURS DU PRESIDENT DE L'ACADEMIE DE MONTAUBAN, PHILIPPE BECADE

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EN PASSANT PAR LA ROCHELLE, COMMUNICATION DE MICHEL SUSPENE

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 DEUX CITADELLES DU PARTI HUGUENOT EN PROIE AUX DIVISIONS COMMUNICATION DE GUY ASTOUL

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MICHEL BERAULD (1537-1611), PIERRE BERAULD (1577-1642) DEUX PASTEURS DE COMBAT COMMUNICATION DE JEAN LUIGGI

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             L’Académie de Montauban vient de rendre visite au chef-lieu de la Charente maritime. La ville est tout entière vers la mer. Deux tours monumentales, pareilles à des sentinelles, gardent l’entrée du port. Cernées par l’océan, elles sont l’emblème du passé "rebelle" de la cité. Corsaires ou pirates, défenseurs de leur foi ou résistants, les Rochelais ont toujours fait preuve d’une audace qui a façonné le caractère fier et indépendant de la ville.

            Cet esprit frondeur et déterminé a permis à La Rochelle de rayonner dans le monde entier. Les échanges avec le Nouveau Monde (XVIIIe siècle) ou l’Afrique (XIXe siècle) témoignent de la volonté de la ville de s’ouvrir vers l’extérieur. C’est ce qu’ont pu apprécier les Académiciens montalbanais en visitant le Musée du Nouveau Monde, témoin des relations entre la France et l’Amérique et qui transporte les visiteurs des Antilles à la Nouvelle-France à travers peintures, sculptures, cartes anciennes, armes et objets d’art. C’est ce que nous avons pu également vérifier au Musée du Protestantisme qui met en lumière les événements du passé protestant de La Rochelle, d’Aunis et de Saintonge, mais aussi du fait religieux d’aujourd’hui.